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Tente Malaise
Copyright © Catherine FOURNIL

Inventaire : des tentes Malaises pour les insectes

Dans le cadre de notre convention avec le MNHN et le SPN, nous sommes entrés dans une nouvelle phase d’inventaire de la faune sur le domaine du Bois de Bouis. En effet, ce sont maintenant les insectes, et plus particulièrement les insectes volants, qui vont être l’objet de toutes les attentions ! Afin de les étudier, l’équipe scientifique a installé sur le domaine des dispositifs de collecte, les tentes Malaises… Explications.

La tente Malaise ressemble à une tente de type « tente canadienne », mesurant 1m80 de long pour 1m60 de haut. Elle est faite sur la plus grande partie de sa surface d’un tissu rappelant celui d’une moustiquaire, et pour la partie haute d’une toile. Elle est enfin équipée d’un pot collecteur servant à la capture des insectes.
Quatre tentes ont été mise en place : deux sont installées sur le parcours de golf, et les deux autres sur le reste du domaine. L’implantation des tentes a été étudiée précisément et définie selon différents critères de sélection : positionnement dans des couloirs naturels, proches d’un ruisseau intermittent ou d’une rivière intermittente et favorable à la circulation des insectes afin que la collecte soit la plus efficace possible. La période de collecte est aussi très importante. Elle a commencée au mois de mars et devrait se terminer en juillet car c’est pendant cette période de l’année que le pic d’activité de la faune et de l’entomofaune en particulier est le plus intense.

Dans cette nouvelle phase d’inventaire, le premier objectif de l’équipe scientifique est de collecter mouches, punaises, guêpes et plus globalement des insectes volants pour procéder à des travaux de tri et d’identification. La collecte se fait de la manière suivante : les insectes s’engouffrent sous la tente et tombent dans le pot collecteur remplit à moitié d’alcool à 90°.
Pot de collecte de la tente Malaise
Tous les individus attrapés seront ensuite triés par grands groupes (ex : mouches, araignées…) puis distribués aux différents experts concernés qui procèderont à une identification précise. Cette identification est rendue possible grâce au degré d’alcool des collecteurs (90°) qui est recommandé pour la conservation des individus et surtout du matériel génétique qui permettra l’observation du code barre génétique ou « barcoding » (voir barcodeoflife.org).
Les collectes seront utilisées pour améliorer la connaissance du site de prélèvements, et les informations récoltées permettront d’enrichir les bases de données scientifiques.