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J-H Fabre
Panneau Harmas de Jean-Henri Fabre (Photographie © Catherine Fournil)

Centenaire de la mort de Jean-Henri Fabre

Le 11 octobre prochain, la mairie de Sérignan du Comtat (Vaucluse, Département 84) célébrera le centenaire de la mort de l’entomologiste français Jean-Henri Fabre (1823-1915). Cet homme de sciences, considéré à raison comme un précurseur de l’éthologie, laisse derrière lui une œuvre gigantesque que vous pouvez découvrir à l’Harmas, dernière demeure de Jean-Henri Fabre.


Qui était-il ?

Si Jean-Henri Fabre passionne toujours autant, c’est qu’il fut un poète, un écrivain, un philosophe mais surtout un homme de recherche passionné par les sciences et la nature. Il a marqué son époque et a laissé une empreinte scientifique – et poétique – grandiose sur le milieu de l’entomologie particulièrement.

D’abord instituteur, il consacre son temps de loisir à la préparation de diplômes de sciences (obtenus entre 1844 et 1848) tout en effectuant ses propres recherches en entomologie. En 1849 il devient professeur de physique au collège impérial d’Ajaccio et parcourt avec les botanistes et naturalistes Esprit Requien et Alfred Moquin-Tandon le milieu naturel corse. Il dira au sujet de ces rencontres : « jamais plus je n’assisterai à pareille fête intellectuelle ». Il rentre à Avignon en 1853 pour devenir professeur de physique et chimie. Se portant alors sur l’étude du comportement animal (éthologie), il prépare un doctorat de sciences naturelles qu’il obtient en 1855. Enseignant-chercheur jusqu’en 1871, il écrit dès cette époque et jusqu’à la fin de sa vie de nombreux livres de sciences naturelles dont son étude majeure, publiée en dix séries entre 1879 et 1907, « Souvenirs entomologiques ». Cet ouvrage colossal est à l’image de l’écrivain pédagogue et poète qu’il est devenu, sans pour autant amoindrir la teneur savante du propos, soutenue par les expérimentations sur le terrain et la rigueur de la méthode scientifique dont a toujours fait preuve Jean-Henri Fabre.

Jean-Henri Fabre a nourri de nombreuses amitiés au cours de sa vie, au rang desquelles on compte le médecin Georges Legros, le sculpteur François Sicard et le poète Fréderic Mistral. Avec ce dernier il partage l’amour de la langue et de la littérature provençale, et devient « compagnon de poésie » du mouvement Félibrige.
Jean-Henri Fabre était un homme de science qui aimait à décrire la nature de la manière la plus poétique qui soit, et dont Edmond Rostand disait qu’il était : « un grand savant qui pense en philosophe et s’exprime en poète ».

 

Exposition choisie

D’avril à octobre, vous pouvez visiter à Sérignan du Comtat l’Harmas, ancienne demeure de Jean-Henri Fabre, conservée dans son état originel et où il a vécu de 1879 à 1915. L’Harmas présente 60 planches d’aquarelles de champignons de l’entomologiste parmi les 700 existantes.
La dernière conférence sur les lieux qu’habita et fréquenta Jean-Henri Fabre se tiendra le 10 octobre 2015 à l’Harmas à 18h30. Pour réserver, veuillez téléphoner au 04.90.30.57.62 ou écrire à l’adresse mail suivante : jhfabre@mnhn.fr

Harmas de J-H Fabre
Harmas de Jean-Henri Fabre (Photographie © Catherine Fournil)

Harmas : « lande, friche, terre vacante ou déserte que l’on appelle aussi terres vagues ; on nomme ainsi celles où il ne croît que des arbrisseaux sauvages, des bruyères, des genêts, etc. »
(Définition de HONORAT (S.-J), Dictionnaire provençal-français de la langue d’oc, Petit Marcel, Raphèle-les-Arles. Référence dans SLÉZEC (Anne-Marie), Jean-Henri Fabre en son Harmas de 1879 à 1915, MNHN)

Document du MnHn sur la vie, l’époque et les contemporains de Jean-Henri Fabre : HARMAS_bâche-1-1 fabre et ses contemporains